Transcription of LeiNEs,220[2]
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      §. 11. PH. [On dira) que les membres du corps de chaque homme
sont une partie de luy même, (et qu'ainsi le corps estant dans un flux
perpetuel, l'homme ne sauroit demeurer le même.]
      TH. [J'aimerois mieux de dire que le moy et le luy est sans parties,
parcequ'on dit et avec raison qu'il se conserve reellement la même substance,
ou le même moy physique, mais on ne peut point dire à parler
selon l'exacte verité des choses, que le même tout se conserve dont une
partie se perd; et ce qui a des parties corporelles ne peut point manquer
d'en perdre à tout moment.]
Leibniz NEs II, 27, §11, 220